Le suicide d’Aaron Swartz, ou la boîte de Pandore d’Internet

[…] L’exemple récent et plus tapageur de Julian Assange et de Wikileaks est de fait l’expression d’une problématique essentielle soulevée par la réalité technologique d’Internet aujourd’hui et pose la question de l’accès libre et gratuit à l’information et aux connaissances. Il s’agit d’une question idéologique dont les répercussions politiques et économiques semblent assez percutantes. […]
[…] Cette révolution est en train de réapparaître aujourd’hui par le biais d’Internet qui permet la circulation de données qui, comme dans le cas de Wikileaks, a pu mettre à nu les rouages des pouvoirs en place, mais aussi atteindre à la sécurité même des États. C’est cette mise en danger de tutelles économiques et politiques qui aura peut-être eu raison d’Aaron Swartz, car si tel n’avait pas été le cas, comment expliquer alors le fait que son affaire, en cours d’instruction depuis bientôt deux ans, n’a été connue ou relayée que très succinctement par les médias? Comment expliquer aussi, qu’un système et une administration judiciaire, par le biais d’un procureur, selon toutes apparences, décide de faire un exemple de ce citoyen en menaçant de le priver de sa liberté durant trente-cinq années et de l’endetter à vie? Le cas de Swartz est de nature idéologique et morale. […]
Article de Selim Rauern publié par La règle du Jeu 
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