Archives Mensuelles: mai 2013

Hindi Zahra – Beautiful Tango

For Ourida ♥

Reprendre son souffle, par Julika Mayer

Reprendre son souffle est une performance basée sur l’improvisation avec comme aire de jeu l’espace urbain.

Par Julika Mayer, LàOù – marionnette contemporaine Zeitgenössisches Figurentheater

Ici la présentation du spectacle sur le site de la compagnie et une vidéo avec les interviews poignantes de femmes âgées http://julikamayer.blogspot.fr/2009/11/normal-0-0-1-130-745-laou-marionnette.html

Et ici des extraits vidéo d’une représentation à New York

Heureusement, il y a le Doo-wop

avec Walking Alone by The Solitaires

ou That Thing de Lauryn Hill

Du coup, je découvre, selon Wikipédia, que « Other artists had doo-wop or doo-wop-influenced hits in later years, such as Led Zeppelin’s 1973 song « D’yer Mak’er » ! C’était l’une de mes chansons préférées à adolescence. Et, à l’écouter aujourd’hui, elle en ferait toujours partie !!

Vous avez dit Morose ?

Le Défense mai 2013

La Défense, mai 2013 : vision d’Apocalypse au coeur du premier quartier d’affaires européen

Internet : Point de vue des utilisateurs qui se sont battus pour défendre un espace de liberté qu’ils avaient créé

Une contre-histoire de l’Internet, le documentaire qui dépasse la télé

Arte diffuse ce mardi soir un documentaire consacré à l’histoire du réseau mondial. Il est accompagné d’un site Internet participatif qui permet aux internautes de partager leurs meilleurs souvenirs du web.

Il était une fois l’Internet. C’est comme ça qu’aurait pu commencer le documentaire Une contre-histoire de l’Internet,diffusé ce mardi soir à 22h40 sur Arte. Créé par Julien Goetz et Jean-Marc Manach, le programme raconte l’histoire du réseau informatique mondial. Le voyage se fait en compagnie d’invités prestigieux. Parmi la vingtaine d’intervenants on retrouve le désormais célèbre Julian Assange, fondateur de Wikileaks.

Des aventures citoyennes

L’histoire d’Internet que nous propose le documentaire est un peu différente de celle qu’on a l’habitude d’entendre. On y parle davantage des petits hackers-bidouilleurs que des grands militaires américains à l’origine des bases du réseau. «On voulait raconter l’histoire du point de vue des utilisateurs qui se sont battus pour défendre un espace de liberté qu’ils avaient créé», explique Julien Goetz, co-auteur du documentaire.

Jean-Marc Manach et Julien Goetz ont construit leur documentaire en s’inspirant du livre Une Histoire populaire des Etats-Unis. L’ouvrage de Horward Zinn raconte l’histoire américaine du point de vue de ses acteurs les plus modestes (indiens, esclaves …). Mais c’est le journaliste David Dufresne qui les a encouragé à réaliser le documentaire. «Il voulait que l’on raconte enfin l’histoire de l’Internet français,» se souvient Julien Goetz, «il y a des aventures citoyennes incroyables qu’on n’a jamais racontées!» Dans Une contre-histoire de l’Internet, on apprend par exemple qu’Internet aussi été créé par des hippies.

Un webdocumentaire participatif

L’originalité du documentaire vient aussi du site internet qui l’accompagne. «En parlant d’un sujet comme les Internets, il fallait forçément faire du web», affirme Julien Goetz. Mais le site n’a rien d’une simple publicité en ligne. Il s’agit d’un webdocumentaire à part entière, qui vient compléter le programme diffusé sur Arte.

Une contre-histoire des Internets se veut comme la plateforme en ligne d’un récit plus personnel, alors que le documentaire se concentre d’avantage sur l’aspect politique. Sur les 50 interviews réalisées par Jean-Marc Manach et Julien Goetz, un peu moins de la moitié seront diffusées à la télévision. Les autres sont utilisées dans le webdocumentaire. En parallèle, il est possible d‘y poster ses propres souvenirs d’Internet. En parcourant le site, on retrouve donc à la fois les témoignages de personnalités comme ceux d’inconnus. La seule hiérarchie imposée est celle du vote des intenautes.

© Arte / Premières lignes
© Arte / Premières lignes

Un «musée» pour aller au delà des clichés

Donner la libre parole aux internautes, au risque de dérapages? C’est justement contre cette conception d’un Internet aggresif que se battent Jean-Marc Manach et Julien Goetz. «Quand je marche dans la rue, je croise sans doute des gens qui ont fait de la prison mais je n’y pense pas constamment», affirme ce dernier. «C’est la même chose pour Internet. Il n’y a pas de généralités.»

L’objectif: que les internautes fournissent la plus grosse partie de la matière du site. Pari réussi. Avec près de quatre heures de vidéos, 500 contributions extérieures mises en ligne et 80.000 visites, le site a clairement recontré son public.

Lundi, le webdocumentaire est entré dans une deuxième phase. L’internaute se voit à présent proposer un questionnaire de Proust un peu particulier, où chaque réponse l’oriente vers des souvenirs qui correspondent à son profil. «On peut parcourir ce site comme un musée», décrit Julien Goetz, «la deuxième phase, c’est l’accrochage»!

D’un côté un documentaire TV classique, de l’autre un webdocumentaire participatif. Julien Goetz insiste bien qu’il s’agit là de deux produits distincts, même s’ils sont complémentaires. «On n’a pas inclu les éléments du site dans le documentaire car on ne voulait pas que la télévision soit vécue comme une récompense par rapport au web», explique-t-il. Pour Julien Goetz, à chaque média ses qualités. «Internet ne fera pas disparaître la télévision si on les pense différemment», conclut-t-il, optimiste. La télévision n’est pas morte, vive le web.

http://www.lefigaro.fr/hightech/2013/05/14/01007-20130514ARTFIG00558–une-contre-histoire-de-l-internet-le-documentaire-qui-depasse-la-tele.php

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La « contre-histoire » de tous les internautes

D’Internet, il y a la grande histoire, celle qui retient avant tout les prouesses technologiques et les grandes réussites économiques. Parmi les grandes dates de cette histoire, on trouve d’abord, dans les années 60, des références à l’Arpanet, ce réseau militaire qui préfigura et inspira Internet. Suivent ensuite dans les années 70 les travaux de Vint Cerf sur les protocoles de transmission réseau et, début 90, l’invention du Web. Et on passe enfin aux choses sérieuses : lancement d’Amazon (1995), création de Google (1998), de Facebook (2004), de YouTube (2005), de l’iPhone (2007). Et hop, c’est plié. Il est pas beau, cet Internet ?

Mais il y a un truc qui vient ruiner cette belle harmonie : les internautes. Oubliés de l’histoire officielle, ils sont les héros de la contre-histoire racontée ce soir sur Arte. Le documentaire de Sylvain Bergère, écrit par Jean-Marc Manach et Julien Goetz, débute, après un générique mash-up de sous-culture numérique, par une déclaration de Nicolas Sarkozy en janvier 2011 :« Nous allons mettre sur la table une question centrale : celle de l’Internet civilisé . » Pour lui, Internet est un moteur de croissance, mais pollué par des barbares. C’est tout le sens qu’il donna, plus tard, à l’e-G8, grand raout au prisme business. A cette occasion, le journaliste Jeff Jarvis demanda à Sarkozy de prêter le serment, à la manière de celui d’Hippocrate, de « ne pas faire de mal à Internet ». Le président esquiva en évoquant « la protection d’un enfant face aux turpitudes de certains adultes ». Un classique.

« Une contre-histoire de l’Internet » parle d’une révolution technologique qui a enfin concrétisé le concept de liberté d’expression. Mais elle ne cesse d’être mise à mal, souvent sous couvert de lutte contre ceux qu’on finit par appeler les « pédonazis », repoussoir absolu devenu la figure fantasmatique des censeurs. Le documentaire, grâce à une très belle galerie d’intervenants, revient sur ceux qui ont utilisé cette liberté d’expression (WikiLeaks, printemps arabe, etc.) et ceux qui l’ont défendue, comme Philip Zimmermann, créateur de PGP, un système libre de chiffrement des communications. Seul regret : l’actualité du sujet (vie privée, données personnelles, surveillance) finit vite par prendre le pas sur un déroulé historique pourtant passionnant.

Paru dans Libération du 14 mai 2013

http://www.ecrans.fr/La-contre-histoire-de-tous-les,16362.html

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Le questionnaire de Proust sur le webdocumentaire de la Contre Histoire des Internets http://lesinternets.arte.tv/

 

C’était comment la Terre en 1984 ?

La création d’îles artificielles au large de Dubaï, la quasi-disparition de la mer d’Aral ou encore l’explosion de la population de Las Vegas en plein milieu du désert : autant de phénomènes survenus ces trente dernières années rendus visibles par le projet « Timelapse », qui permet de mesurer à quel point la face de la Terre s’est modifiée sous l’effet du changement climatique et des activités humaines.

[…] Travail aussi phénoménal que captivant, cette carte interactive propose d’explorerles mutations de chaque recoin de la planète entre 1984 et 2012. Indiquez un lieu dans le moteur de recherche et, en quelques secondes, s’offrent à vous trente années d’évolution.

Ces transformations ont été captées par huit satellites du programme Landsat, un projet du Centre américain de veille géologique des Etats-Unis (USGS) et de la NASA lancé en 1972. En orbite à 705 km au-dessus de la Terre, ces yeux célestes cartographient l’intégralité de la planète tous les seize jours depuis quarante et un ans. Deux millions d’images sans le moindre nuage – soit 909 teraoctets (10 puissance 12) de données – ont ensuite été agrégées par Googleavant d’être publiées pour la première fois sur le site du géant américain conjointement avec le magazine Time.

Le résultat est saisissant. Qu’il s’agisse de la vaste étendue géographique couverte sur une si longue échelle de temps ou du niveau de détail stupéfiant. Imaginez : une image de télévision haute définition (HD) est composée d’environ 2 millions de pixels. Les clichés de Landsat, eux, pèsent 1 800 milliards de pixels, soit l’équivalent de 900 000 téléviseurs HD assemblés en une seule mosaïque.

Ces images ne sont pas seulement esthétiques. Elles livrent des informations cruciales et objectives sur le changement climatique en cours, l’état desressources naturelles et l’explosion urbaine. Ici, on assiste, stupéfaits, à la transformation du sable en verte prairie en Arabie saoudite sous l’effet de l’irrigation massive ou à l’expansion de tous côtés de Shanghaï, passée de 13,3 millions d’habitants en 1990 à plus de 23 millions en 2010.

Là, on observe, impuissant, la fonte du glacier Columbia en Alaska à un rythme de 30 mètres par an depuis 2001, à la disparition des paisibles forêts de la province canadienne de l’Alberta dévorées par l’exploitation effrénée des sables bitumineux ou, en France, au bétonnage de la Côte d’Azur.

« Nourrir la réflexion »

« Tout comme l’image mythique de la Terre prise par la mission Apollo 17, cette carte est non seulement fascinante à explorer, mais peut nourrir la réflexion de la communauté internationale sur la façon dont nous vivons sur notre planète et les politiques qui nous guideront à l’avenir », espère Rebecca Moore, responsable ingénierie pour le moteur Google Earth et Earth Outreach.

Difficile, de fait, de ne pas s’interroger sur le rôle de l’homme dans l’évolution de la Terre, alors que la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère a franchi, jeudi 9 mai, le cap symbolique de 400 parties par million, plus haut seuil depuis plus de 2,5 millions d’années. A moins que l’on préfère flâner dans les méandres de la planète bleue. Au risque de s’y perdre.

LE MONDE | 11.05.2013

 

Google TimeLapse

http://earthengine.google.org/#intro

 

«Le public doit avoir accès à toute la littérature du XXe siècle»

L’historien Robert Darnton est à l’origine de la toute nouvelle bibliothèque numérique américaine. Tout le monde doit-il avoir accès à tout en ne payant rien ? Il défend son projet.

[…] Ces deux courants, l’utopie et le pragmatisme, sont essentiels dans l’histoire américaine. Nous nous sommes lancés dans ce projet de bibliothèque numérique  pour le bien public mais nous ne voulions pas passer pour des rêveurs, pour des professeurs d’université aux idées généreuses mais peu pratiques. […]

[…] Je ne serais pas étonné que d’ici dix ans, il existe une vaste bibliothèque mondiale comprenant des millions de volumes mis à la disposition de l’humanité entière. […]

[…] La bibliothèque numérique n’exclut pas un respect pour le livre physique et une étude qui dépasse les limites de l’électronique et revient à se pencher sur cet objet, le codex, apparu au premier siècle de notre ère. […]

http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20130425.OBS7249/le-public-doit-avoir-acces-a-toute-la-litterature-du-xxe-sicele.html

 

Et le site de la DPLA: Digital Public Library of America