Archives Mensuelles: juin 2013

La question du voile par Nasser en 1953

Lors d’une conférence, Nasser le président rigole très franchement avec l’assemblée, d’une demande des Frères musulmans de rendre le port du voile obligatoire..

Nous somme en Égypte et en 1953 60 ans plus tard cette scène semble tout simplement inimaginable, même dans un pays occidental…

http://www.youtube.com/watch_popup?v=D-DZUnh8-Ro

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GRÈCE • Ecran noir sur la télévision publique

Le gouvernement grec a annoncé et appliqué dans la foulée la fermeture des chaînes de la télévision publique ERT. http://www.courrierinternational.com/chronique/2013/06/12/ecran-noir-sur-la-television-publique

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Mardi 11 juin 2013, peu après 23 heures locales (22 heures en France), à la stupeur générale, l’ERT a cessé d’émettre après la neutralisation du principal émetteur situé sur une montagne près d’Athènes, ignorant la foule des contestataires qui s’était rassemblée devant le siège du groupe dans une ambiance de panique générale.

Aujourd’hui, jeudi 13 juin 2013, plus de 12 000 personnes manifestaient en Grèce contre la fermeture par le gouvernement de la radiotélévision publique ERT, qui a provoqué un choc dans l’opinion publique, et a suscité des réactions à l’étranger.

http://www.liberation.fr/monde/2013/06/13/la-grece-en-greve-generale_910494

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L’ERT et le gouvernement grec font l’objet de violentes critiques comme celle de ce correspond pour Libération :Grèce : l’ERT était « l’organisme le plus corrompu et le plus dysfonctionnel de la Grèce »

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2013/06/gr%C3%A8ce-lert-%C3%A9tait-lorganisme-le-plus-corrompu-et-le-plus-dysfonctionnel-de-la-gr%C3%A8ce-.html

 

 

Julian Assange : « L’avancée des technologies de l’information annonce la fin de la vie privée »

La tentation est grande mais le risque est vertigineux !!!!

[…]« Ce que Lockheed Martin a été au XXe siècle, nous disent Schmidt et Cohen, les entreprises de technologie et de cybersécurité le seront pour le XXIe. » Sans s’en rendre compte, ils ont redécouvert et appliquent la célèbre prophétie de Georges Orwell. […]

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/07/le-fardeau-du-geek-blanc_3426437_3232.html

Le livre The New Digital Age, (« La Nouvelle Ere numérique », non encore traduit) est un projet clair et provocateur d’impérialisme technocratique rédigé par deux de ses principaux thaumaturges, Eric Schmidt et Jared Cohen. Dans cet essai, ils créent le nouveau langage de la puissance américaine au XXIe siècle. Ce langage traduit la relation plus proche que jamais qu’entretiennent la diplomatie américaine et la Silicon Valley, M. Schmidt étant le président exécutif de Google, tandis que M. Cohen, ancien conseiller de Condoleezza Rice et d’Hillary Clinton, dirige aujourd’hui le think tank Google Ideas.

Les auteurs se sont rencontrés dans Bagdad occupée en 2009, et c’est là que le projet de livre a vu le jour. Déambulant parmi les ruines, les deux hommes s’enthousiasmèrent à l’idée que la technologie était en train de transformer une société laminée par l’occupation américaine. Ils parvinrent à la conclusion que l’industrie technologique pouvait être un puissant agent de la politique étrangère américaine.

Le livre vante le rôle joué par la technologie dans la manière dont les peuples et pays du monde sont peu à peu remodelés, qu’ils le veuillent ou non, à l’image de la superpuissance mondiale. Le style est austère, l’argumentation assurée et la réflexion banale. Mais ce n’est pas un livre conçu pour être lu. Il s’agit plutôt d’un appel destiné à entretenir des alliances.

VERTUS PROGRESSISTES

The New Digital Age est, avant tout, une tentative de la part de Google de sepositionner comme le visionnaire géopolitique de l’Amérique – la seule entreprise capable de répondre à la question : « Où doit aller l’Amérique ? » Il n’est donc guère surprenant qu’un certain nombre des plus grands fauteurs de guerre soient convoqués pour apporter leur caution à cette défense du soft power occidental. Les remerciements mettent en exergue le nom d’Henry Kissinger qui, aux côtés de Tony Blair et de l’ancien directeur de la CIA Michael Hayden, a formulé avant même sa parution des critiques élogieuses du livre.

Les auteurs assument allègrement le fardeau du « geek » blanc. On voit surgir au fil des pages tout une série de faire-valoir à peau sombre aussi commodes qu’hypothétiques : femmes pêcheurs du Congo, graphistes du Botswana, militants anticorruption salvadoriens et bergers massaï analphabètes du Serengeti sont tour à tour docilement convoqués pour démontrer les vertus progressistes des téléphones Google connectés à l’empire occidental.

Schmidt et Cohen proposent une vision savamment banalisée du monde de demain : ils prévoient que les gadgets en circulation d’ici quelques décennies ressembleront beaucoup à ceux d’aujourd’hui – en plus cool. Le « progrès » avance au rythme de la propagation inexorable de la technologie américaine. Aujourd’hui déjà, environ un million d’appareils portables pilotés par Google sont activés chaque jour. Google, et donc le gouvernement américain, s’immiscera dans les communications de tout être humain vivant ailleurs qu’en Chine (vilaine Chine !). Les produits deviennent de plus en plus merveilleux ; les jeunes urbains actifs dorment, travaillent et font leurs achats avec plus de facilité et de confort ; la démocratie se trouve subvertie par les technologies de surveillance, et le contrôle est rebaptisé avec enthousiasme « participation ».

Les auteurs jettent un regard amer sur la grande victoire des Egyptiens en 2011. Ils rejettent avec mépris les revendications de la jeunesse égyptienne, affirmant que « le mélange de militantisme et d’arrogance est quelque chose d’universel chez les jeunes ». La mobilisation sur les réseaux sociaux signifie que les révolutions seront « plus faciles à déclencher » mais « plus difficiles à terminer ». En raison de l’absence de dirigeants forts, elles ne pourront déboucher, explique M. Kissinger, que sur des gouvernements de coalition dégénérant peu à peu en autocraties. Le livre affirme en outre qu’il n’y aura « plus de printemps » (mais la Chine est dans les cordes).

Schmidt et Cohen fantasment sur l’avenir de groupes révolutionnaires disposant de « solides ressources financières ». Une nouvelle « équipe de consultants » « utilisera les données pour façonner avec précision une personnalité politique ».

Le livre reflète les tabous et les obsessions du département d’Etat. Il évite toute critique significative d’Israël et de l’Arabie saoudite. Il affirme de manière parfaitement ahurissante que le mouvement latino-américain pour la souveraineté, qui depuis trente ans a libéré tant de gens des ploutocraties et des dictatures soutenues par les Etats-Unis, n’existe tout simplement pas. Se référant aux« dirigeants vieillissants » de la région, le livre confond l’Amérique latine avec Cuba. Et bien entendu, les auteurs s’inquiètent des croque-mitaines préférés de Washington : la Corée du Nord et l’Iran.

CYBERTERRORISME

En dépit du fait qu’il n’est responsable que d’une fraction infime des morts violentes dans le monde, le terrorisme reste une des premières préoccupations des milieux de la politique étrangère américaine. Comme c’est une obsession qu’il convient d’alimenter, un chapitre entier est consacré à « l’avenir du terrorisme ».Nous y apprenons que cet avenir sera le cyberterrorisme. S’ensuit un long passage où sont complaisamment nourries les peurs, notamment sous la forme d’un scénario catastrophe dans lequel les cyberterroristes prennent le contrôle des systèmes de régulation du trafic aérien américain, envoient des avions s’écraser contre des immeubles, coupent les réseaux de distribution d’électricité et déclenchent des tirs d’armes nucléaires. Puis les auteurs s’empressent demettre les militants participant à des sit-in numériques dans le même sac que ces terroristes.

Mon point de vue est très différent. L’avancée des technologies de l’information telle qu’incarnée par Google annonce la fin de la vie privée pour la plupart des êtres humains et entraîne le monde vers le totalitarisme. Mais si MM. Schmidt et Cohen nous disent que la disparition de la vie privée aidera les gouvernements des « autocraties répressives » à « cibler leurs citoyens », ils soulignent également que les gouvernements des démocraties « ouvertes » la considéreront comme « un cadeau » leur permettant de « mieux répondre aux préoccupations des citoyens et des consommateurs ». En réalité, l’érosion de la sphère privée individuelle en Occident et la centralisation concomitante du pouvoir rendent inévitables les abus, rapprochant de plus en plus les « bonnes » sociétés des « mauvaises ».

La partie concernant les « autocraties répressives » décrit différentes mesures de surveillance : dispositions juridiques autorisant l’installation de portes dérobées sur les logiciels afin de pouvoir espionner les citoyens, contrôle des réseaux sociaux et collecte d’informations sur des populations entières. Toutes ces mesures sont déjà largement en usage aux Etats-Unis. En fait, certaines d’entre elles – comme l’obligation faite à tout profil de réseau social d’être lié à un nom réel – ont été lancées par Google lui-même.

La menace est là mais les auteurs ne s’en rendent pas compte. Ils empruntent àWilliam Dobson l’idée que les médias, dans une autocratie, « autorisent une presse d’opposition tant que les opposants au régime comprennent où se situent les limites tacites ». Or ces tendances commencent à se manifester aux Etats-Unis. Personne ne doute de l’effet dissuasif qu’ont eu les investigations dont ont fait l’objet l’agence de presse Associated Press et le journaliste James Rosen de la chaîne d’information Fox News. Mais on n’a guère lu d’analyses sur la façon dont Google s’est plié aux demandes relatives à l’assignation de Rosen. J’ai moi-même fait l’expérience de ces tendances.

FUNESTE ŒUVRE

Le département de la justice a reconnu en mars dernier qu’il entamait sa troisième année d’enquête sur WikiLeaks. La déclaration du tribunal spécifie que ses objectifs visent « les fondateurs, propriétaires ou gérants de WikiLeaks ». Le 3 juin s’est ouvert le procès d’une source présumée de WikilLeaks, Bradley Manning,procès au cours duquel vingt-quatre témoins à charge devraient déposer à huis clos.

Ce livre est une funeste oeuvre dans laquelle aucun des deux auteurs ne possède le langage lui permettant ne serait-ce que d’appréhender, et encore moins d’exprimer, le mal centralisateur titanesque qu’il contribue à édifier. « Ce que Lockheed Martin a été au XXe siècle, nous disent Schmidt et Cohen, lesentreprises de technologie et de cybersécurité le seront pour le XXIe. » Sans s’enrendre compte, ils ont redécouvert et appliquent la célèbre prophétie de George Orwell.

Si vous voulez avoir une vision du futur, imaginez des Google Glass bénéficiant de la sanction de Washington, fixée – pour l’éternité – sur des visages humains totalement inexpressifs. Les zélateurs du culte des technologies ne trouveront guère dans ce livre de quoi les inspirer, et d’ailleurs ils n’ont pas l’air d’en avoirbesoin. Mais c’est une lecture essentielle pour quiconque est impliqué dans la bataille de l’avenir, en vertu d’un impératif tout simple : connais ton ennemi.

LE MONDE | 07.06.2013 à 19h32 • Mis à jour le 09.06.2013 à 19h02

Par Julian Assange (fondateur et rédacteur en chef de WikiLeaks)

© 2013 « The New York Times », traduit de l’anglais par Gilles Berton

Jeff Buckley – Hallelujah (Original Studio Version)

Slendide reprise de l’original de Leonard Cohen – Hallelujah

FAUVE est désespérément optimiste

≠ FAUVE est un collectif ouvert. Un CORP.

Les membres de FAUVE sont liés par une conception partagée de la Vie et des Gens.

FAUVE baise les rapports humains baisés, défait le défaitisme, hait la haine et a honte de la honte.

FAUVE adhère de façon inébranlable à la croyance selon laquelle l’Amour peut rafler la mise dans ce monde bizarre.

FAUVE est désespérément optimiste.

FAUVE a démarré courant 2010, par l’écriture de chansons issues d’un besoin commun et urgent de vider le trop-plein avec le moins de contraintes possibles. D’où le français, d’où les textes, d’où le spoken word.

FAUVE s’est ensuite progressivement agrandi. Il s’est entouré de renforts, il a développé des yeux et des perspectives, pour décliner le propos des morceaux sur d’autres supports. Le projet compte désormais 5 membres permanents.

FAUVE n’est pas encore arrivé à l’âge adulte : d’autres acteurs continuent d’apporter au projet, de façon épisodique mais toute aussi loyale (photographie, textes, illustrations, etc.). Ceux-ci sont également considérés comme faisant partie intégrante du CORP, même si rien n’est formalisé.

FAUVE est une porte ouverte jour et nuit, une épaule et une oreille.

FAUVE c’est qui veut. Et si ça se trouve demain on sera nombreux ≠

https://www.facebook.com/FAUVEcorp

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Super découverte et une spéciale vibration pour FAUVE ≠ BLIZZARD

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Et ici, Tous les clips de Fauve, racontés par le groupe

http://www.telerama.fr/musique/tous-les-clips-de-fauve-racontes-par-le-groupe%2c98619.php#xtor=EPR-126-newsletter_tra-20130607

Clément Méric, « élève modèle », « tué pour ses idées »

Une forte mobilisation et des manifestations antifasciste partout en France suite à l’agression mortelle du jeune homme par des skins, hier à Paris

::: RIP :::

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http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/06/clement-meric-eleve-modele-tue-pour-ses-idees_3425609_3224.html

Inventons une cyberdémocratie pour accompagner la civilisation du numérique

LE MONDE | 03.06.2013 à 21h12 • Mis à jour le 04.06.2013 à 13h45

Par Joël de Rosnay (scientifique, prospectiviste, conseiller de la présidence d’Universcience) et Anne-Sophie Novel (journaliste )

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/03/inventons-une-cyberdemocratie-pour-accompagner-la-civilisation-du-numerique_3423259_3232.html

Comment changer d’ère et préparer l’avenir quand tout semble morose et compliqué ? Quand les structures sociétales, complexes, semblent organisées pour résister au changement, dignes du phénomène, bien connu en biologie, qu’est l’homéostasie (du grec homeos, « même », et stasis, « état de rester ») ? N’est-il pas temps de changer de paradigme pour épouser enfin le monde d’après ? La société informationnelle qui s’installe depuis l’avènement d’Internet en 1995 bouscule nos sociétés industrialisées.

Les indicateurs économiques, sociaux et environnementaux si redoutés lors du Sommet de la Terre de Rio (1992) sont maintenant dépassés. Comme le dit Michel Serres : «  Ce n’est pas une crise, c’est un changement de monde. » Force est de constater que nous sommes déjà dans le mur, et que nous devons nous en extirper. Pour survivre, nos organisations doivent évoluer : Etats, villes, entreprises, universités, syndicats, associations sont condamnés à sortir de l’homéostasie pour s’adapter, se fluidifier, s’horizontaliser. Le pouvoir pyramidal doit laisser place à des organisations plus transversales. Ces mutations sont déjà en marche : il suffit désormais de les saisir et de les accompagner pour en amplifier la résonance.

Sur le plan sociétal et politique, l’émergence de l’intelligence collaborative offre l’opportunité d’équilibrer la société plus efficacement : en trouvant un compromis entre la régulation par le haut et la cocréation par le bas. Dans ce nouveau contexte participatif et contributif, il est nécessaire de réfléchir aux relations entre les citoyens et l’Etat, pour inventer une cyberdémocratie et engager un dialogue sincère entre le politique et le citoyen. Nous sommes à l’aube d’un véritable contre-pouvoir.

Mais comment mettre à jour un système rigide ? L’écosystème numérique dans lequel nous évoluons nous change autant que nous le modifions. Nous sommes devenus des femmes et des hommes « augmentés ». Mais sommes-nous plus heureux ou plus sages pour autant, dans le « lifestreaming », ce temps réel du nouvel Internet ? En surfant la vie avec les réseaux sociaux, les SMS, le mur de Facebook, ou les fils Twitter, sommes-nous conscients de construire une communauté, ou sommes-nous « seuls ensemble », comme le décrit dans son livre Alone Together la sociologue du MIT Sherry Turkle ?

Les plus jeunes n’ont connu que la connexion à des réseaux virtuels. Aujourd’hui, ils lancent des services corévolutionnaires et appliquent au réel les logiques du Web : connectés et souvent sensibilisés aux enjeux de la planète, ils conçoivent, pour certains, leur quotidien dans une optique de partage.

Mobilité, éducation, travail, équipement, alimentation, autant de secteurs où ils prouvent qu’on peut optimiser ce qui est trop souvent inutilisé. Ils défendent l’usage avant la propriété, s’identifient à de multiples communautés et utilisent l’intelligence connective et collaborative pour donner du sens à leur vie individuelle et communautaire. Une approche qui privilégie la pratique solidaire de l’intelligence collective à l’exercice solitaire du pouvoir électif.

L’entreprise doit comprendre et accompagner ce changement, prendre autant soin des hommes qu’elle emploie que de sa prospérité, tout en maintenant son image, sa marque, et l’ensemble des relations avec ses parties prenantes. Plus transparente, plus responsable, elle doit également être plus à l’écoute et se libérer pour devenir cocréative et véritablement assurer sa continuité dans le changement.

Les politiques doivent aussi accompagner ces mutations. Plutôt que de promettre, en vain, « le changement sans risque » ou « la rupture », pourquoi ne pas reconnaître que leur temps décisionnel échoue parfois à s’enrichir des apports issus d’une complexité qu’ils ne maîtrisent pas toujours, faute d’outils ? L’analyse, l’approche séquentielle et linéaire propre à nos raisonnements cartésiens, reste ouverte aux futurs souhaitables qui se dessinent aujourd’hui.

Est-il possible de changer d’ère dans un tel contexte ? Les Français sont familiers d’une méthode, radicale : la révolution. Au-delà d’un certain seuil de frustration, d’exaspération, d’indignation, le système éclate et entraîne des changements brutaux. Sans aller jusqu’à de tels extrêmes, les périodes de crise facilitent l’acceptation sociétale des grandes réformes. On dit les Français réfractaires au changement ; et s’ils étaient, au contraire, prêts à changer ?

Pour désirer l’avenir, il est nécessaire de le comprendre et d’accepter que le changement sans risque n’existe pas. Comme un cristal qui fond ou se brise, et donc bouleverse sa structure, nos organisations ou systèmes politiques doivent être capables de se réformer de l’intérieur et en profondeur, au-delà des habitudes et des avantages acquis. En ce sens, il faut s’inspirer de la NetGen (Génération Internet), qui pratique le « lifestreaming », le « flow ». Cette génération accepte l’instabilité dynamique (comme le surfeur sur la vague), le passage d’une situation à l’autre, le zapping des idées, des thèmes, des relations interpersonnelles.

Dans le nouvel Internet, passé, présent et futur sont simultanés. C’est l’ère de l’immédiateté. Ce qui motive cette génération, c’est le temps réel associé à l’IRL (in real life). Pour que les Français changent, il faut les aider à passer d’une relation fondée sur des rapports de force – qui conduit à la concurrence, à la compétition et à l’individualisme – à une situation de rapports de flux, privilégiant l’échange, le partage, la solidarité et l’empathie. Un changement profond qui contribuera à donner plus de sens à la vie.