La Solitude Lumineuse

 Pablo Neruda à Ceylan :

« Ces deux monde ne frayaient point ensemble. Les natifs ne pouvaient entrer dans les lieux destinés aux Anglais et les Anglais vivaient à l’écart de la vibration du pays. Une telle situation me valut des problèmes. Mes amis britanniques me virent dans un véhicule baptisé gharry, une voiturette spécialisée dans le rendez-vous galant et éphémère, et me firent aimablement remarquer qu’un consul ne devrait en aucun cas recourir à ce genre de transport. Ils me sommèrent aussi de ne pas m’asseoir dans un restaurant iranien, un endroit pourtant plein de vie et où je prenais le meilleur thé du monde dans de petites tasses transparentes. Ce furent là les dernières semonces; après cela, ils cessèrent de me saluer. Leur boycottage me rendit heureux. Ces Européens plein de préjugés n’étaient pas très intéressants à mon goût et puis je n’étais pas venu en Orient pour vivre avec des colonisateurs de passage mais avec les héritiers de ce monde ancien, avec cette grande et infortunée famille humaine. »

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