Sortir de l’économie carbone d’ici 2030 ?

Les révolutions industrielles on consisté à proposer un nouveau régime énergétique associé à un nouveau moyen de communication. 
>>>> 1ère révolution industrielle, 18ème siècle > Utilisation du charbon qui a permis le développement de la vapeur dans l’imprimerie.
>>>> 2ème révolution industrielle, début 20ème siècle > La communication électrique a convergé avec le moteur à essence.—–

Les entrepreneurs des Pays de la Loire déclenchent la troisième révolution industrielle et agricole

Publié le 28/11/2013
Les 3 Chambres économiques des Pays de la Loire ont convié les acteurs économiques de la Région au lancement de la 3ème Révolution Industrielle et Agricole (TRIA). Le terme reste un peu obscure mais d’emblée chacun perçoit l’importance de l’événement avec l’invention d’un nouveau paradigme économique qui dessinerait un futur sans carbone.
Le concept de TRIA est porté et défendu par Jeremy Rifkin, absent de la manifestation mais présent par la puissance de la pensée que l’ensemble des acteurs vont s’approprier (voir la vidéo projetée). Pour Rifkin, l’économie décarbonnée repose sur 5 piliers :
– les Energies renouvelables
– le bâtiment positif
– le stockage
– les réseaux intelligents (smart grid)
– la mobilité verte
La Région Nord-Pas-de-Calais enagée dans une démarche similaire a ajouté 3 piliers transversaux :
– l’efficacité énergétique : à voir sous l’angle d’une opportunité économique et pas comme contrainte
– l’économie de la fonctionnalité : le développement de services paratgés (parties communes dans des immeubles)
– l’économie circulaire : (concept d’Hélène Mac Arthur). Recyclage, réparation, rénovation des bâtiments.
On le voit d’emblée, la construction et en particulier le bâtiment, sont au cœur de cette Révolution économique, l’implication de NOVABUILD dans ces démarches est évidente.

Le master plan de la Région Nord-Pas-de-Calais

Claude Lenglet, expert européen en écoconstruction et directeur du Master plan du Nord-Pas-de-Calais est venu présenter la démarche de la TRIA. Tout s’est déclenché assez rapidement. Philippe Vasseur, président de la CCIR du Nord a invité avec Daniel Percheron, Président de la Région, Jérémy Rifkin à participer au worldwide forum de Lille en novembre 2011. Il y avait 1600 personnes dans la salle. La base de la réflexion, c’est l’urgence de la situation. On peut encore agir et il faut agir. Le chemin que nous prenons est un réchauffement de plus de 2 degrés : les conséquences sont incalculables. Il y a une necesité d’une transition.
Rifkin avait fait 2 Masterplan : à Rome et à Utrecht. Il a été convaincu de ne pas travailler cette fois-ci en top down, mais plutôt en bottom up en tenant compte des avis des acteurs.
8 groupes de travail ont été lancés avec 125 personnes concernées.
Pour Claude Lenglet, quand on parvient à un travail en commun entre CCIR et Région, cela donne des résultats étonnants, l’un ne peut faire sans l’autre. Le socle de départ était solide. Le Master plan est désormais écrit. Les projets concrets commencent à remonter.

Les enjeux pour les professionnels de la construction

Laurent Rossez, président de NOVABUILD est invité à intervenir. Il rappelle les enjeux pour les professionnels de la construction. Concernant les consommations énergétiques 43 % aujourd’hui en France sont liées aux bâtiments qu’il soient logement ou tertiaire, 22 % sont liés à l’industrie, 31 % aux transports , 3 % à l’agriculture et divers.
Concernant le parc immobilier en général qui est de 31 millions d’unités : 21M ont une consommation supérieure à 300 kW équivalent pétrole par mètres carrés par an, on peut parler pour eux de passoire énergétique. 9 millions ont une consommation supérieure à 80 et seulement 1 million ont consommation inférieure à 80 kW équivalent pétrole par mètre carré par an.
Face à ces enjeux, on peut parler d’une vraie dynamique de la filière BTP en Pays de la Loire que l’on peut illustrer par quatre exemples.
– Premier exemple:
A NOVABUILD nous ne parlons pas d’énergies renouvelables distribuées mais plutôt de SOBRIETE DISTRIBUÉE. Il faut travailler sur l’énergie non consommée, mais ce n’est pas toujours simple de choisir le projet le plus efficient. La digitalisation boulverse les pratiques dans notre filière. La mise en place de la maquette numérique, des moyens de calculs accrus, de l’interopérabilité entre les spécialités, les nouveaux modèles de calcul reinterrogés grâce à la métrologie (mesures par capteurs FM) peut permettre à terme de garantir la sobriété des projets livrés. L’idée de base est de porter les projets à forte valeur énergétique et donc de pouvoir garantir la performance.
– Deuxième exemple :
En terme de production d’énergie il y a de véritables sauts technologiques qui sont en train d’apparaître notamment dans l’optimisation du solaire. Un exemple très intéressant : c’est une jeune société DUALSUN créée par deux étudiants qui ont gagné le concours Solar Europe à Barcelone il y a 2 ans, Ils ont mis au point un capteur photo voltaïque hybride en cogénération (création d’électricité et de chaleur). L’échange du capteur avec une plaque inox récupératrice de chaleur optimise le rendement photovoltaïque. D’autres sujets similaires sont en réflexion comme la Tri-Génération (électricité/ chaleur / froid) ou la diminution des poids et changements de couleur des capteurs pour une meilleure intégration sur le bâti existant. Une équipe nantaise relève le défi du Solar et mobilise plus de 100 étudiants pour inventer l’habitat de demain, et c’est réjouissant.

Le stockage énergétique, des pistes insoupçonnées

– Troisième exemple :
Concernant le stockage énergétique, nous parlons plutôt de « mix stockage ». C’est-à-dire qu’il y a le stockage naturel, mais aussi chimique ou opportuniste.
– Concernant le stockage naturel cela interroge bien évidemment le sol. Il faut savoir que pendant un certain nombre d’années le sol a été considéré comme un élément de captage de calories uniquement.
Aujourd’hui le sol est vu comme un réservoir thermique périodique : C’est-à-dire que lorsque l’on dispose de calories excédentaires avec le soleil on injecte dans le sol (roche ou réservoir type puits) les calories pour les retirer lorsque le soleil ne brille plus… Il y a également d’autres possibilités de fondations géothermiques mais là il faut savoir que l’absence de connaissances scientifiques sur la longévité des bétons subissant des cycles chaud et froid alternés empêche la mise en œuvre de ces technologies.
Notre filière a besoin de sciences dures de la Terre, de sciences physiques voire mathématiques.
– Concernant le stockage chimique tout le monde attend le saut technologique sur les batteries c’est déjà le cas dans l’automobile avec des batteries de plus en plus performantes.
– Et c’est là que le stockage chimique rejoint la notion de stockage opportuniste : Rifkin parle essentiellement du stockage de l’hydrogène qui est très coûteux et à faible rendement. Les Allemands ont constaté que l’ensemble du réseau de méthane constitue un formidable gisement opportuniste : Ils ont inventé un appareil qui utilise l’hydrogène issue de l’hydrolyse initiale et recombiné au CO2, un appareil produit du CH4 réinjecté dans le réseau réservoir. Dernier exemple de réservoir opportuniste : les vides possiblement utilisable dans les structures même des bâtiments. C’est une idée dont on a parlé à NOVABUILD. Effectivement pour franchir de grandes portées en économisant de la matière les ingénieurs ont tendance à créer des vides. Le réservoir opportuniste consiste à utiliser ces vides pour stocker de l’énergie renouvelable.

Réseaux intelligents ou travail intelligent?

– Quatrième exemple :
Rifkin parle de réseaux intelligents, nous, nous préférons parler de travail intelligent. Effectivement ce ne sont pas les machines qui sont intelligentes mais c’est bien le travail et la valeur ajoutée que l’on peut obtenir ensemble grâce un travail collaboratif.  Et là, il se passe une petite révolution dans notre métier des bâtiments et des travaux publics.
En effet on constate un véritable changement de paradigme : l’ensemble de la filière manifeste le souhait de travailler ensemble que ce soit les chercheurs les laboratoires les institutionnels les concepteurs ou les entreprises… S’y adjoint même aujourd’hui le monde étudiant. De ce travail collaboratif nait les premiers prototypes qui seront testés d’abord dans des ouvrages expérimentaux pour être ensuite généralisés pour tout un chacun.
Nous pouvons être très optimistes car comme on le voit le bâtiment est devenu un formidable intégrateur des nouvelles technologies et de l’intelligence constructive…
L’ensemble des acteurs en ont pris conscience et se mettent à travailler ensemble notamment avec les clusters comme NOVABUILD. Et pas uniquement la filière car ces questions interrogent tous les métiers, toutes les professions, des connexions se font avec des secteurs avec lesquelles nous n’avions pas de contacts jusque là comme le design, ou la silver economy.
Ce qui est encore plus motivant c’est que il y a aujourd’hui un véritable intérêt manifesté par la jeunesse envers le bâtiment et cette nouvelle approche globale. En conclusion de son propos, Laurent Rossez précise que malgré le fait que tout devient digital, finalement la collaboration intelligente est en train de façonner la ville et l’habitat du futur qui saura demain accueillir et conserver la jeunesse active et innovante au sein des territoires comme ceux des Pays de la Loire !

Inventer des chemins concrets pour les entreprises

Christophe CLERGEAU, Premier Vice-Président de la Région Pays de la Loire constate avec plaisir que la démarche d’aujourd’hui s’insère bien dans une démarche plus globale engagée par la Région. Nous assistons à des mutations qui nécessitent un accompagnement global au changement, y compris au sein des entreprises. Le changement n’est pas que technologique , c’est un changement profond de société. Il nous faut inventer les chemins concrets pour les entreprises, ces problématiques doivent être mises au cœur des stratégies des entreprises.
Il nous faut un programme massif « d’évangélisation » et d’accompagnement au changement dans tous les secteurs et tous les territoires. L’esprit « équipe pays de la loire », c’est jouer collectif, c’est pourquoi nous avons tout lieu d’être confiants. Pour Christophe Clergeau, Il ne faudrait pas se limiter à un scénario vertueux qui resterait sans suites, il convient de vérifier la capacité de mobilisation des outils et des moyens financiers pour que cette mutation soit effective.

Les entrepreneurs ont décidé aujourd’hui d’être moteurs

Bruno Hug de LARAUZE, Président de la CCIR conclue cette riche matinée par un propos mobilisateur. Il précise que les enjeux planétaires sont tellement conséquents qu’on se demande parfois ce qu’on peut faire en proximité. Nous en tant qu’entrepreneurs il faut qu’on se bouge, qu’on mobilise les entreprises avec tous les réseaux des entrepreneurs. La TRIA est l’enjeu de la compétitivité des entreprises. Il y a un « déjà » fort, intellectuel, collaboratif, etc. Cela a été la démonstration de ce matin.
Il faut faire de toutes ces rivières un fleuve de la mutations de l’avenir, un fleuve où on prépare l’avenir, où on a décide de devenir moteurs.
« Alors, maintenant on y va. On va se faire un truc de ouf avec beaucoup de kif » Bruno Hug de Larauze.
 http://www.novabuild.fr/actualites/entrepreneurs-pays-loire-declenchent-troisieme-revolution-industrielle-agricole
La Troisième Révolution Industrielle – Jeremy Rifkin – Arte – Futur by Starck

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