Archives de Catégorie: Assez !

Trucage du referendum sur la Crimée

La Russie vient-elle de publier par erreur les «vrais» résultats du référendum en Crimée?

Ils sont bien moins favorables à la Russie que ceux qui ont été officiellement annoncés.

Le 16 mars dernier, un référendum s’est tenu en Crimée, portant sur l’annexion de cette région jusque là ukrainienne à la Russie. Cet épisode symbolique des tensions qui traversent la région depuis des mois serait le reflet, à en croire les chiffres officiels russes d’alors, de la très large adhésion des habitants de Crimée à la Fédération: les chiffres de 96,7% de votes favorables à l’annexion et d’une participation culminant à 83% ont ainsi été avancés.
C’est une toute autre réalité qu’a révélé ce dimanche 4 mai le site Internet du «Conseil de la société civile et des droits de l’Homme». L’institution, pourtant directement liée au Président russe (et censée l’aider «à garantir et protéger les droits et liberté de l’Homme»), aurait ainsi publié que «la participation des votants en Crimée était seulement de 30%», signale Forbes, quand «seule la moitié [de ces votes] était en faveur du référendum». Soit à peine 15%.

 

 

Le rapport dont sont issus ces chiffres s’appuie sur les témoignages «d’officiels, d’ecclésiastiques, de journalistes, de personnalités publiques, d’avocats, d’activistes en faveur des droits de l’Homme et de citoyens», recueillis du 15 au 18 avril, détaille Business Insider. Il aurait «rapidement été mis hors ligne, note encore Forbes, comme s’il s’agissait de déchets radioactifs toxiques.» Néanmoins, le Washington Post indique que s’il est introuvable sur la version anglaise du site du Conseil des droits de l’Homme, il «reste disponible sur la version russe du site».

La traduction du journal américain varie d’ailleurs légèrement de celle donnée par Forbes. A l’en croire, le rapport indique qu’en Crimée, «50 à 60% des citoyens ont voté pour l’unification avec la Russie, avec une participation de 30 à 50%.» «[…] Ce qui suggère, poursuit le journal, que seuls 15 à 30% des électeurs ont vraiment voté pour l’annexion.»

Si la fourchette est légèrement plus haute que celle de Forbes, ces résultats ne s’éloignent pas moins «de ceux revendiqués par le gouvernement russe», déjà très largement critiqués lors de leur publication en mars, note encore le Washington Post. Et semble plus proches de la complexité de la situation sur place, et notamment de la diversité des populations présentes en Crimée, entre Tatars, Ukrainiens et Russes, ainsi que le rappelle Business Insider.

Au cours de l’Histoire, ce territoire est passé de main en main, en fonction de l’évolution du rapport de force entre ces différents et puissants voisins. Une frontière et une identité mouvantes, que nous illustrions par une carte animée de 1793 à nos jours, quelques jours seulement avant l’annexion de la Russie.

A.F.

http://www.slate.fr/monde/86793/resultats-crimee-russie-referendum

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EPR de Flamanville : un réacteur et des hommes

http://www.franceinter.fr/emission-interception-epr-de-flamanville-un-reacteur-et-des-hommes

par France Inter – Radio France © Pascale Pascariello

L’EPR de Flamanville, dans la Manche, devait entrer en fonction l’an dernier après un premier coup de pelle en 2007… Son ouverture n’est plus prévue que pour 2016, c’est-à-dire avec 4 ans de retard sur l’objectif initial. Quant à la facture du chantier confié pour l’essentiel au groupe industriel Bouygues, elle a déjà presque triplé, atteignant 8 milliards et demi d’euros.

EPR de Flamanville © EDF – Alexis Morin – 2013

Pour ce qui concerne le coût humain, qu’en est-il ?

La mort accidentelle d’un ouvrier en janvier 2011 a attiré l’attention de l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Sur instruction du Procureur de la République de Cherbourg, une enquête préliminaire a été ouverte, puis deux autres. Les conclusions de la première évoquent une présomption d’homicide involontaire avec manquement délibéré aux règles de sécurité. Les témoignages proposés dans ce reportage viennent étayer le constat dressé par les enquêteurs.

Chez AREVA et EDF, on reconnaît un défaut de préparation du chantier. On assure que tout a été fait pour corriger le tir. Il n’en reste pas moins que, des quatre années qui ont suivi l’ouverture du site, on retiendra la pression exercée, à tous les niveaux de la chaîne de construction, sur les salariés du site de Flamanville… Question, sans doute, d’enjeux politiques et financiers.

Réactions

Après la diffusion le dimanche 6 octobre 2013 du reportage de Pascale Pascariello, le directeur de la communication d’AREVA nous écrit.

Dans sa lettre rédigée en date du 17 octobre, il évoque notamment « le choix de ne retenir qu’un infime passage » de l’interview que nous a accordée Luc Oursel, le président du groupe leader mondial de l’énergie nucléaire.

Nous en prenons acte et décidons de poster l’intégralité de cet entretien.

Lecture

Interview intégrale de Luc Oursel. Président du directoire d’AREVA

en vidéo

Construction des piscines dans la partie nucléaire : un travail de précision

Construction des piscines dans la partie nucléaire : un travail de précision © EDF – 2013

 

Editorial du « Monde » : combattre Big Brother

Comment la NSA espionne la France

Selon les documents de l’Agence nationale de sécurité (NSA) obtenus par Le Monde, les communications téléphoniques des citoyens français sont, en effet, interceptées de façon massive. Ces pièces, dévoilées en juin par l’ex-consultant de l’agence, Edward Snowden, décrivent les techniques utilisées pour capter illégalement les secrets ou la simple vie privée des Français. Certains éléments ont été évoqués par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel et le quotidien britannique The Guardian. D’autres sont inédits.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/10/21/editorial-du-monde-combattre-big-brother_3499858_651865.html

C’est un nouvel épisode des révélations Snowden, du nom de l’ancien consultant de la National Security Agency (NSA) américaine qui dénonce l’ampleur de la surveillance électronique pratiquée par les Etats-Unis sur la planète : Le Monde s’est procuré une partie des documents de l’ex-agent. Nos journalistes ont travaillé en lien avec son associé, le journaliste et bloggeur américain Glenn Greenwald, qui contrôle cette masse de données, et vit au Brésil. D’autres journaux internationaux, dont le Guardian, ont cette année fait la lumière sur de multiples aspects de cet espionnage électronique de masse.

Le Monde s’est concentré sur la façon dont la NSA a travaillé sur des cibles françaises. Le Monde collabore avec Glenn Greenwald et son équipe depuis le mois d’août. Dépositaire des documents depuis qu’il a interviewé Edward Snowden en juin pour le Guardian à Hong-Kong, le journaliste, ancien avocat et défenseur des libertés publiques, interviendra désormais dans nos colonnes, dans un effort conjoint visant à rendre intelligibles et à mettre en perspective les informations contenues dans ces milliers de fiches.

Lire : Comment la NSA espionne la France

Le Monde a constitué une équipe d’une dizaine de journalistes qui ont travaillé principalement sur deux axes : l’histoire du programme de surveillance « Prism » de la NSA, récapitulant certains éléments déjà publiés par des médias étrangers collaborant avec M. Greenwald ; et la surveillance de la France par les services de renseignements américains, dont peu d’éléments avaient filtré jusqu’à présent.

TRAVAIL D’ENQUÊTE

La nature très diverse de ces documents et leur grande technicité nécessitait, pour chacun d’entre eux, un examen minutieux et une analyse approfondie, pour tenter de leur donner tout leur sens et leur valeur. Les documents de la NSA obtenus par Le Monde ont aussi donné lieu à un travail d’enquête en France. Nous avons fait réagir des sources officielles françaises à ces informations. Le Monde considère que le public ne doit pas être maintenu dans l’ignorance de programmes d’écoutes et d’espionnage prenant des dimensions telles qu’ils mettent à bas tout principe de contrepoids en démocratie.

Notre approche n’est pas de prôner, ni de pratiquer, la transparence absolue, qui consisterait à publier en bloc et de manière irresponsable toutes les données sur tout. Les « révélations Snowden » ne visent pas à affaiblir les sociétés démocratiques mais à les consolider, à éveiller les consciences sur les risques que comportent pour nos valeurs ce gigantesque ratissage de données permettant de lire dans nos vies, nos contacts, nos opinions, comme à livre ouvert. Pour Le Monde, cette démarche s’inscrit dans le droit fil des enquêtes consacrées ces dernières années à la question des libertés publiques et individuelles.

Lire : L’ampleur de l’espionnage mondial par la NSA

Notre journal a ainsi publié en juillet une enquête sur la surveillance des communications électroniques et téléphoniques menée par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Raconter la « guerre » électronique secrète qui se déroule dans les coulisses de nos démocraties, c’est aussi mettre en exergue le manque de débat politique approfondi sur les questions de surveillance des citoyens.

La liberté de communiquer et de bénéficier du secret de la correspondance est une pierre angulaire du fonctionnement des démocraties. L’intrusion systématique dans la vie privée est le propre des systèmes totalitaires, comme a pu le rappeler le film La vie des autres décrivant l’appareil de la Stasi en Allemagne de l’Est. La démarche des médias impliqués dans les révélations Snowden rencontre assurément des critiques. Au Royaume-Uni, la polémique bat son plein depuis que le patron du MI5, Andrew Parker, a assimilé le travail de la presse sur ces documents à un coup porté aux efforts des services secrets luttant contre le terrorisme et d’autres menaces planant sur la sécurité nationale. Le Monde, comme le Guardian, réfute cette allégation.

INCIDENCES SUR NOS LIBERTÉS

Car la manière dont les informations sont choisies et diffusées respecte à ce jour un principe cardinal : aucun des documents divulgués n’apporte de détail sur la façon dont la NSA surveille les menées de pays autocratiques, comme la Chine et Russie, ni celles de groupes non-étatiques représentant un danger sécuritaire. Les règles adoptées par Edward Snowden et Greenwald, et auxquelles Le Monde souscrit, sont fondées sur un principe de responsabilité. Il n’est pas question de mettre en péril la sécurité des Etats-Unis ou de leurs alliés, mais bien plutôt de mettre en lumière des programmes secrets d’espionnage conduits par un pays démocratique, que cela porte sur ses propres ressortissants ou ceux de pays alliés.

Plus de douze ans après les attentats du 11-Septembre, la question demeure de trouver un équilibre entre sécurité nationale, libertés publiques et droit à l’information. Le paradoxe, dans l’affaire Snowden, on le sait, est que l’ancien agent recherché par la justice américaine se soit réfugié en Russie, pays au régime répressif. Mais en assurant, comme il l’a fait dans un récent entretien au New York Times, qu’il n’avait transmis aucun document de la NSA aux autorités russes ou chinoises, Edward Snowden s’inscrit dans une démarche de « lanceur d’alerte » soucieux de l’intérêt public et de la démocratie – et non au service de puissances extérieures.

Lire : Les révélations d’Edward Snowden, un séisme planétaire

Le respect de cette ligne est fondamental, et sera testé avec le temps. Les documents transmis par Snowden focalisent l’attention sur un enjeu majeur : à l’heure où la puissance des nouvelles technologies a rendu possible ce « Big Brother » planétaire, il est urgent de débattre des incidences du phénomène sur nos libertés. Et de faire en sorte que le travail des organes de sécurité des États démocratiques soit encadré par des procédures de contrôle efficace, parlementaire ou judiciaire. On en est loin aujourd’hui.

Cette préoccupation vaut aussi pour l’activité des géants américains de l’Internet, qui ont pu prêter main forte à la NSA. En coopérant avec Le Monde, Glenn Greenwald a voulu contribuer à étendre cette prise de conscience. Au Royaume-Uni et en Allemagne, la découverte du siphonage des données personnelles par la NSA, ainsi que l’implication des services de renseignements de ces pays, ont suscité un vif débat. On ne peut que souhaiter qu’il en soit de même en France. Et que l’Union européenne s’en saisisse.

Natalie Nougayrède (directrice du Monde et directrice des rédactions )
Journaliste au Monde

 

Subway

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Opéra, 2013

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 La Défense, 1979 > Buffet froid

http://www.dailymotion.com/video/xb8cdp_buffet-froid-extrait_shortfilms

 

Clément Méric, « élève modèle », « tué pour ses idées »

Une forte mobilisation et des manifestations antifasciste partout en France suite à l’agression mortelle du jeune homme par des skins, hier à Paris

::: RIP :::

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http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/06/clement-meric-eleve-modele-tue-pour-ses-idees_3425609_3224.html

Vous avez dit Morose ?

Le Défense mai 2013

La Défense, mai 2013 : vision d’Apocalypse au coeur du premier quartier d’affaires européen

Demasiada Presión

Départ la Défense, RER A >>> Appuyée contre une valise et aérée côté couloir

Changement à Opéra >>> Une fille me demande son chemin, chouette. Est-je l’air accessible ?

Arrivée quai ligne 7 >>> Métro, puis une station plus tard, débarqués à Chaussée d’Antin pour cause de voyageur malade à Poissonnière.

Attente Chaussée d’Antin >>> Le quai se remplit. Je ne peux pas monter dans le métro suivant. J’en laisse passer deux.

Enfin de nouveau dans la rame de métro >>>> Une femme et son fils entre alors qu’il y a déjà beaucoup de monde. Un homme avec un gros sac à dos l’empêche de passer mais ne s’en aperçoit pas. Je lui dis et je me fais agresser. Comme tu n’es pas content, il continue à me chercher. Je suis adossée à un strapontin et cherche à mettre la petite dame à ma place. Heureusement, mon voisin est un monsieur normalement constitué avec qui je peux échanger quelques mots, me relaxer, et me rassurer. Je ne suis pas folle et je n’ai pas généré de violence.  On en rigole même. Merci 2ème Monsieur. Pauvre 1er Monsieur. Et moi qui me sens comme 1er Monsieur parfois ….. help, pitié, non ! Jamais comme cela.

2012-09-20 08.20.43